
Lorsque je songe à l'année à venir, je me rends compte que l'amitié sera une préoccupation aussi importante que la prière. Peut-être même plus importante. Ma soif d'amitié est telle qu'elle peut sembler "anormale". Quand je pense aux chagrins et aux joies de ma vie, je constate qu'ils n'ont que très peu à voir avec le succès, l'argent, la carrière, la patrie ou l'Eglise, mais tout à voir avec l'amitié. Les liens que j'ai tissés avec Nathan et Sue le démontrent.
Pendant mes neuf années à Daybreak, j'ai vécu avec eux des moments d'extase comme des moments d'agonie. Je me suis senti aussi bien rejeté que soutenu, abandonné qu'accepté, détesté qu'aimé. Par là, j'aurai appris que l'amitié demande une véritable discipline. Rien ne peut-être tenu pour acquis, rien n'arrive de façon automatique, rien ne naît sans un effort intense. L'amitié exige confiance, patience, prévenance, courage, repentir, indulgence, reconnaissance et, avant tout, fidélité. C'est avec stupéfaction que je constate combien souvent j'ai pensé que tout était fini, que Nathan et Sue m'avaient trahi ou délaissé, et avec quelle facilité des sentiments de jalousie, de rancune, de colère et de dépression m'avaient envahi. Il est encore plus étonnant de m'apercevoir que nous sommes encore des amis, oui, les meilleurs des amis. Mais il faut dire que chacun de nous a dû y mettre du sien.
Pendant mes neuf années à Daybreak, j'ai vécu avec eux des moments d'extase comme des moments d'agonie. Je me suis senti aussi bien rejeté que soutenu, abandonné qu'accepté, détesté qu'aimé. Par là, j'aurai appris que l'amitié demande une véritable discipline. Rien ne peut-être tenu pour acquis, rien n'arrive de façon automatique, rien ne naît sans un effort intense. L'amitié exige confiance, patience, prévenance, courage, repentir, indulgence, reconnaissance et, avant tout, fidélité. C'est avec stupéfaction que je constate combien souvent j'ai pensé que tout était fini, que Nathan et Sue m'avaient trahi ou délaissé, et avec quelle facilité des sentiments de jalousie, de rancune, de colère et de dépression m'avaient envahi. Il est encore plus étonnant de m'apercevoir que nous sommes encore des amis, oui, les meilleurs des amis. Mais il faut dire que chacun de nous a dû y mettre du sien.
Henri J. M. Nouwen, Journal de la dernière année, Editions Bellarmin 2004, p. 22

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire