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mardi 1 décembre 2009

Le devoir du service rendu


Respecte ton ami comme un égal, n'aie pas honte de devancer ton ami par le devoir du service rendu ; l'amitié en effet ignore l'orgueil. Le respect est caractéristique de l'amour, de sorte que celui qui hait soulève des plaintes, alors que celui qui aime respecte son ami.

Ambroise de Milan, De officii, III, XXII, 129.

lundi 30 novembre 2009

Le reproche à un ami



Que l'on fasse un reproche à un ami, non par zèle ostentatoire mais par sentiment de charité. Que l'avertissement ne soit pas dur, ni le reproche outrageant.

Ambroise de Milan, De officii, III, XXII, 133-134.

dimanche 29 novembre 2009

Une rivalité de bienveillance


L'amitié est en effet une vertu, non pas un bénéfice, car elle est engendrée non par l'argent, mais par l'agrément, non pas par une mise aux enchères des avantages, mais par une rivalité de bienveillance. Enfin, les amitiés des indigents sont bien souvent meilleures que celles des riches, et fréquemment les riches sont dépourvus des amis que les pauvres ont en grand nombre. Il n'y a pas, en effet, d'amitié vraie, là où il y a la trompeuse flatterie.

Ambroise de Milan, De officii, III, XXII, 134-135.

samedi 28 novembre 2009

Je suis tout à toi


C'est un réconfort en cette vie, certes, que d'avoir à qui ouvrir son coeur, avec qui partager des choses cachées, à qui confier le secret de ton coeur ; que de t'assurer un homme fidèle, pour te féliciter dans les jours heureux, compatir dans les jours tristes, t'encourager dans les persécutions. Cette parole facile s'entend souvent : "Je suis tout à toi", mais elle n'engage que peu de choses.

Ambroise de Milan, De officiis, III, XXII, 132.

vendredi 23 octobre 2009

Epancher son coeur


Dieu, lui-même, nous fait ses amis de petits esclaves que nous étions, comme lui-même dit : "Désormais vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous prescris". Il nous a donné le modèle de l'amitié pour que nous le suivions, à savoir : faire la volonté de l'ami, ouvrir à l'ami tous les secrets que nous avons dans le cœur, et ne pas ignorer ses sentiments intimes. Nous, montrons-lui notre cœur et que lui nous ouvre le sien. "Je vous ai dits mes amis, dit-il, pour cette raison que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître". L'ami ne cache donc rien, s'il est véridique : il épanche son âme comme le Seigneur Jésus épanchait les mystères du Père.

Saint Ambroise de Milan, De Officiis.

jeudi 22 octobre 2009

Maintenez...


Maintenez donc, mes fils, l'amitié engagée avec vos frères : rien n'est plus beau parmi les réalités humaines. C'est un réconfort en cette vie, certes, que d'avoir à qui ouvrir son coeur, avec qui partager des choses cachées, à qui confier le secret de son coeur ; que de t'assurer un homme fidèle, pour te féliciter dans les jours heureux, compatir dans les jours tristes, t'encourager dans les persécutions. Quels bons amis les jeunes Hébreux que pas même la flamme de la fournaise ardente ne détacha de leur mutuel amour !

Saint Ambroise de Milan, De Officiis.

mardi 6 octobre 2009

La constance de l'amitié


L'amitié doit être constante, persévérer dans l'affection : nous ne devons pas d'une manière enfantine, changer d'amis par une sorte de vagabondage du sentiment. Ouvre ton coeur à ton ami pour qu'il te soit fidèle et que tu puises en lui l'agrément de ta vie : "Un ami fidèle en effet est un remède de la vie" (Ecclésiastique 6, 16) en vue de l'immortalité. Respecte ton ami comme un égal, n'aie pas honte de devancer ton ami par le devoir du service rendu ; l'amitié en effet ignore l'orgueil. C'est en effet pourquoi le sage dit : "Ne rougis pas de défendre un ami" (Ecclésiastique 22, 25). Ne manque pas à un ami dans le besoin, ne le délaisse pas, ne l'abandonne pas ; car l'amitié est une aide de la vie. Aussi, en elle, portons-nous nos fardeaux, comme l'apôtre l'a enseigné (Ga 6, 2) : il parle en effet à ceux que la charité de cette amitié a unis. Et en effet, si la prospérité d'un ami aide ses amis, pourquoi, également dans l'adversité d'un ami, l'aide de ses amis ne serait-elle pas à sa disposition ? Aidons par un conseil, apportons nos efforts, compatissons avec affection. Si c'est nécessaire, supportons, à cause de l'ami, même les épreuves.

Ambroise de Milan, De Officiis, III, XXI.