
L'amitié est en effet une vertu, non pas un bénéfice, car elle est engendrée non par l'argent, mais par l'agrément, non pas par une mise aux enchères des avantages, mais par une rivalité de bienveillance. Enfin, les amitiés des indigents sont bien souvent meilleures que celles des riches, et fréquemment les riches sont dépourvus des amis que les pauvres ont en grand nombre. Il n'y a pas, en effet, d'amitié vraie, là où il y a la trompeuse flatterie.
Ambroise de Milan, De officii, III, XXII, 134-135.

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