Cet après-midi, je suis allé conduire Jonas à l'aéroport. Cela nous a fait du bien de passer quelques jours ensemble. J'ai eu la possibilité de lui parler de l'anxiété que j'éprouvais, et qui est toujours présente mais invisible extérieurement. Il m'a écouté avec une oreille attentive et m'a répondu avec délicatesse. Mon agitation intérieure s'est quelque peu apaisée, mais je me rends compte que chaque fois que cette blessure intérieure est ravivée, la guérison est lente et il me faut faire preuve de beaucoup de patience. La présence rassurante et réconfortante de Jonas m'a tout au moins permis d'expérimenter un début de guérison.
Henri J. M. Nouwen, Journal de la dernière année, Editions Bellarmin 2004, mardi 7 mai.

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