vendredi 13 novembre 2009

Le partage de la vertu

Vouloir du bien à quelqu'un ne suffit pas pour faire naître la prédisposition à l'amitié envers lui. Une seconde action doit suivre, qui procède de la bienveillance. Par celle-ci, on agit à l'égard de son prochain de telle sorte que la vertu puisse arriver à être partagée avec lui en même temps que les autres biens qu'on veut avoir en commun avec lui. C'est pourquoi il est écrit dans l'Ethique au livre IX : "Un ami se définit comme voulant et faisant du bien". Et Tullius dit, dans le De amicitia : "C'est là un exemple à proposer à tous : si l'on se trouve posséder quelque supériorité de vertu, d'esprit, de situation, il faut y faire participer ses proches, qui s'en trouveront un peu grandis eux aussi".

Henri de Gand

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire