
De ce temps-ci, je me sens d'attaque, débordant d'énergie. Cependant, je suis bien conscient que ce bien-être, je le dois à mes amis et à l'amour dont ils m'entourent. Et autant que je le sache, il n'y a personne actuellement qui m'en veut ou qui serait en colère contre moi. Une douce harmonie règne, me semble-t-il, dans mes relations avec ma famille, avec les gens de Daybreak, tout particulièrement avec Nathan et Sue, et avec mes amis qui vivent à proximité de moi ou éloignés. En pareille situation, j'oublie facilement ma grande fragilité intérieure, j'oublie qu'il faut très peu de chose pour rompre cet équilibre. Il suffirait d'un simple rejet ou d'une légère critique pour me faire douter de ma valeur personnelle et me faire perdre confiance en moi.
C'est à cela que je pensais quand j'ai lu le poème que Michel-Ange a rédigé à l'intention de Tommaso Cavalieri, le jeune noble romain rencontré pour la première fois en 1532, alors qu'il avait 57 ans. Son amour pour Tommaso et l'affection que Tommaso lui portait le faisait se sentir pleinement vivant. Il écrit : "Dans tes yeux brillants, je vois la lumière vive que mes yeux aveugles seuls ne parviennent pas à voir ; et tes pieds assurés me soulagent de ce fardeau que mes pas chancelants laisseraient choir immanquablement. Mes pensées intimes prennent forme dans ton cœur".
Ces mots font naître en moi de profonds sentiments. Ils révèlent à quel point je suis dépendant de l'affection et de l'amour des autres. Je sais le nombre de mes pensées qui ont pris forme dans le coeur de ceux qui m'aiment.
C'est à cela que je pensais quand j'ai lu le poème que Michel-Ange a rédigé à l'intention de Tommaso Cavalieri, le jeune noble romain rencontré pour la première fois en 1532, alors qu'il avait 57 ans. Son amour pour Tommaso et l'affection que Tommaso lui portait le faisait se sentir pleinement vivant. Il écrit : "Dans tes yeux brillants, je vois la lumière vive que mes yeux aveugles seuls ne parviennent pas à voir ; et tes pieds assurés me soulagent de ce fardeau que mes pas chancelants laisseraient choir immanquablement. Mes pensées intimes prennent forme dans ton cœur".
Ces mots font naître en moi de profonds sentiments. Ils révèlent à quel point je suis dépendant de l'affection et de l'amour des autres. Je sais le nombre de mes pensées qui ont pris forme dans le coeur de ceux qui m'aiment.
Henri J. M. Nouwen, Journal de la dernière année, Editions Bellarmin 2004, mercredi 20 mars.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire