A midi, Nathan m'a téléphoné de Calgary. Nous avons eu une bonne conversation, quoique difficile par moments. Je lui ai dit que, au cours des derniers jours, je m'étais senti déprimé, profondément seul, voire rejeté. J'ai ajouté que j'avais été déçu parce que nous n'avions pas eu une bonne discussion depuis quelque temps.
A cela, Nathan a réagi avec beaucoup d'amour. Il n'était ni sur la défensive ni en colère : il m'a simplement dit qu'il n'avait pu se douter de l'intensité de mes sentiments et qu'il voulait m'offrir son soutien chaque fois qu'il le pouvait. Il avait eu une semaine remplie, au contraire de la mienne, ponctuée de visites familiales et de conversations intenses. Il n'avait visiblement pas été sur la même longueur d'onde que moi et, bien sûr, il n'avait pu deviner mon angoisse. Notre conversation m'a fait pleinement apprécier les bienfaits de l'amitié. Mon sentiment de rejet, ma colère, ma dépression et mon angoisse se dissipent peu à peu comme, dans les champs, la neige fond au soleil. Je remercie le Seigneur.
A cela, Nathan a réagi avec beaucoup d'amour. Il n'était ni sur la défensive ni en colère : il m'a simplement dit qu'il n'avait pu se douter de l'intensité de mes sentiments et qu'il voulait m'offrir son soutien chaque fois qu'il le pouvait. Il avait eu une semaine remplie, au contraire de la mienne, ponctuée de visites familiales et de conversations intenses. Il n'avait visiblement pas été sur la même longueur d'onde que moi et, bien sûr, il n'avait pu deviner mon angoisse. Notre conversation m'a fait pleinement apprécier les bienfaits de l'amitié. Mon sentiment de rejet, ma colère, ma dépression et mon angoisse se dissipent peu à peu comme, dans les champs, la neige fond au soleil. Je remercie le Seigneur.
Henri J. M. Nouwen, Journal de la dernière année, Editions Bellarmin 2004, p. 145-144

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