samedi 3 octobre 2009

Une chose que j'ai toujours désirée


Depuis mon enfance, il est une chose que j'ai toujours désirée ; chacun a la science : pour l'un, ce sont les chevaux, pour un autre les chiens, pour un autre l'or ou les honneurs. Quant à moi, tous ces objets me laissent froid ; mais je désire passionnément acquérir des amis, et un bon ami me plairait infiniment plus que la plus belle caille du monde, le plus beau des coqs, voire même par Zeus, le plus beau des chevaux ou des chiens. Je crois, par le chien ! que je préférerais un ami à tous les trésors de Darius, tant je suis avide d'amitié.

Platon, Lysis, 221e.

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